Les lectrices d'Harlequin n'aiment pas le préservatif!
Romans à l’eau de rose montrés du doigt
par les médecins
Souvent critiqués pour leur mièvrerie et l'idéalisation de rapports hommes-femmes totalement
opposés l'émancipation féminine, les romans à l'eau de rose se voient montrés à nouveau
du doigt et cette fois par les médecins. Un article publié par le Journal of Family Planning
and Reproductive Health Care reproche aux auteurs de cette littérature de ne pas
promouvoir le préservatif. Ce dernier, en effet, n'est évoqué que dans à peine un sur
dix de ces romans et encore, l'héroïne le refuse pour ne pas créer de barrière entre elle
et son bien-aimé.
Cette vision des choses est jugée inquiétante par les auteurs de l'article qui estiment
que ces romans créent ainsi une concurrence déloyale à l'information médicale,
qui peine quant à elle à faire passer des messages corrects en terme de prévention de
grossesses non désirées et de maladies sexuellement transmissibles. Cette inquiétude
semble justifiée: il ressort en effet d'une enquête que les lectrices de ces
histoires se montrent plutôt réfractaires à l'usage du préservatif considéré comme tuant
le romantisme.
El.M.(référence: Quilliam S. J Fam Plann Reprod Health Care. 2011;37:179)
SAINT-JULIEN-EN-BEAUCHÊNE (Hautes-Alpes) - Deux femmes souffrant
d'électro-hypersensibilité s'apprêtent à passer l'hiver sans chauffage
ni électricité, dans une grotte reculée des Hautes-Alpes, afin d'échapper
aux ondes des téléphones portables et d'internet
ni électricité, dans une grotte reculée des Hautes-Alpes, afin d'échapper
aux ondes des téléphones portables et d'internet
Bernadette Touloumond (D) et Anne Caudain, souffrant d'électro-hypersensibilité,
le 24 octobre 2011, dans la grotte à Saint-Julien-en-Beauchêne où elles vivent.
JEAN-PIERRE CLATOT AFP.COM
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Le python birman pourrait devenir la clé de la santé cardiaque humaine
LEMONDE.FR avec AFP | 28.10.11 | 08h17 • Mis à jour le 28.10.11 | 08h24
Une équipe de chercheurs américains met de grands espoirs dans le python birman. Ce reptile, qui peut atteindre neuf mètres de long et peser 90 kilos, pourrait détenir les clés de nouveaux traitements pour prévenir ou combattre les maladies cardiaques humaines.
Capable d'avaler une biche ou un alligator, le plus grand reptile du monde secrète alors des acides gras aux propriétés bénéfiques pour le cœur. Les scientifiques de l'Université du Colorado, à Boulder, ont découvert que les quantités de triglycérides – principal élément formant des graisses et huiles naturelles – étaient multipliées par 50 dans le sang des pythons un jour après avoir englouti une proie. Malgré la forte augmentation de ces graisses dans l'organisme des serpents, les auteurs de l'étude, parue dans la revue américaine Science du 28 octobre, n'ont pas constaté de dépôts graisseux dans leur cœur. De plus, ils ont mesuré l'accroissement d'une enzyme, appelée superoxide dismutase, bien connue pour ses puissants effets protecteurs sur le muscle cardiaque, y compris chez l'homme.
Après avoir déterminé la composition chimique du plasma sanguin (composant liquide du sang) de pythons en pleine digestion, ces chercheurs ont injecté ce liquide ou une substance similaire reconstituée dans des pythons qui avaient l'estomac vide. Après ces injections, ces serpents ont montré un net accroissement du cœur et des indications d'une bonne santé cardiaque.
EFFETS BÉNÉFIQUES
Les chercheurs ont répété l'expérience avec des souris et constaté les mêmes effets bénéfiques sur le cœur des rongeurs qui a augmenté de taille. "Nous avons découvert qu'une certaine combinaison d'acides gras peut avoir des effets favorables sur la croissance cardiaque chez des organismes vivants", explique Cecilia Riquelme, principal auteur de l'étude. "Maintenant nous essayons de comprendre le mécanisme moléculaire derrière ce processus et espérons que les résultats débouchent sur de nouvelles thérapies pour mieux traiter les maladies cardio-vasculaires humaines", ajoute-t-elle.
De précédentes études ont montré que la masse du cœur de pythons birmans augmentait de 40 % dans les 24 à 72 heures après un gros repas et que l'activité de leur métabolisme quadruplait immédiatement après avoir avalé leur proie. Les pythons, qui peuvent jeûner pendant un an avec peu d'effets néfastes sur leur santé, voient leur cœur quasiment doubler de taille après un repas. Puisque cet accroissement de la masse du muscle cardiaque est similaire chez des athlètes, étudier le cœur des pythons pourrait aider les chercheurs à améliorer la santé cardiaque des humains, jugent ces scientifiques.
Ils notent qu'il existe aussi une "mauvaise" augmentation du volume du cœur, principale cause de la mort subite chez les jeunes athlètes. Si des maladies peuvent provoquer un épaississement du muscle cardiaque et une réduction des chambres du cœur résultant du fait qu'il travaille plus pour pomper le sang, un élargissement résultant d'un exercice vigoureux est en revanche une bonne chose, souligne Leslie Leinwand, professeur de biologie qui a dirigé ces travaux. "Il y a un grand nombre de personnes qui ne sont pas en mesure de faire de l'exercice car souffrant d'une maladie cardiaque", note cette biologiste ajoutant qu'il serait "bien de mettre au point un traitement capable d'induire la croissance de cellules cardiaques" chez ces malades.